le 11 novembre

11 NOVEMBRE

 

 

 

Le 11 novembre 1918, à 11 heures, dans toute la France, les cloches sonnent à la volée.

Au front, les clairons bondissent sur les parapets et sonnent le «Cessez-le-Feu», «Levez-vous», «Au Drapeau».

La «Marseillaise» jaillit à pleins poumons des tranchées. Même soulagement en face, dans le camp allemand.

Pour la première fois depuis quatre ans, Français et Allemands peuvent se regarder sans s'entretuer.


Fin de la première guerre mondiale
A 6 heures du matin, les généraux allemands signent l'armistice avec les alliés près de la gare de Rethondes dans l'Oise. Dans le wagon-restaurant aménagé en salle de réunion, l'amiral Wemyss, le maréchal Foch et le général Maxime Weygang mettent fin à quatre ans de guerre. Le cessez-le-feu prend effet à 11 heures. Tous les combattants veulent croire que cette guerre est la "der des der". Ce premier conflit mondial aura fait plus de 8 millions de morts.

 

 

a voir ici :

http://www.mairie-compiegne.fr/decouvrir/clairierearmistice.asp

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Mais le 11 novembre c'est aussi :
 
 
 
la Saint - Martin
 
 
 

PRESENTATION

 

Si vous vous promenez dans les rues de certains villages ou de certaines villes en Allemagne, le jour du 11 novembre, alors vous entendrez résonner des chants traditionnels et vous apercevrez un défilé de lanternes multicolores, c'est la Saint Martin. En effet, ce jour-là, les petits Allemands participent à une grande fête populaire...C'est la fête de la lumière! Elle marque le début des festivités de Noël, car à partir de cette date, les familles commencent à préparer la grande fête de Noël.

 

Origines:

Martin qui est né en 316 à Sabaria dans la province romaine de Pannonie, dans l'est de l'actuelle Hongrie, était un être pacifique et devint soldat romain contre sa volonté. Son père étant tribun de l'armée romaine, Martin fut incorporé dans l'armée et versé dans la cavalerie. Il fut envoyé au nord de la Gaule, à Reims puis à Amiens. C'est à Amiens qu'il accomplit le geste décisif de sa vocation. Au cours de l'hiver 338-339, que les contemporains ont décrit comme si rigoureux que bien des gens mouraient de froid, le jeune cavalier rencontra un pauvre en guenilles qui lui demandait l'aumône. Martin se sentit démuni car il n'avait rien sur lui en-dehors de sa cape de soldat. Il prit alors son épée et coupa son manteau en deux parties et en donna une moitié au pauvre mendiant. La nuit même, le Christ lui apparut en songe et il était vêtu de la moitié du manteau. Le Christ s'était déguisé en mendiant pour tester la bonté de Martin. Il comprit alors que sa mission était d'être une lumière pour les autres et il donna sa démission de soldat auprès de l'empereur.

De nos jours:

A la nuit tombante, les enfants de la ville ou du village traversent rues et ruelles, parfois précédés dans certaines régions de Saint Martin, chevauchant à la tête du défilé. Les enfants tiennent avec une grande délicatesse leurs lanternes qu'ils ont le plus souvent confectionnées eux-mêmes et chantent les chansons traditionnelles de la fête.

 
a lire ici :


http://www.magnificat.ca/cal/fran/11-11.htm

 

 

 

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Les Allemands ne commémorent pas !  Chez eux , le 11 novembre correspond au début du carnaval. Il commence donc aujourd'hui à 11 h 11 précises et se termine le 9 février.

Vous vous demandez, peut-être, pourquoi le 11 novembre et pas en février, comme dans tous les autres pays.

 

 

Les Allemands voulaient, au XIXe siècle, unifier le début du carnaval, qui était différent dans chaque région, et trouver une date qui laisse le temps de préparer les grandes fêtes de février. On a choisi le 11 novembre parce que, depuis le Moyen Age, le 11 est le chiffre fou. Il est entre le 10 (les dix commandements) et le 12 (les 12 apôtres de Jésus).

 

 

Ce jour-là, le maire de Cologne, par exemple, comme c'est le centre historique du carnaval, arrive sur la place principale de la ville à 11 h 11 et crie "Kölle Alaaf", ce qui veut dire "Cologne devant !" en dialecte. Le mot Alaaf n'existe pas dans les dictionnaires, c'est un terme du XVIIe siècle, utlisé pour trinquer. Mais il symbolise aujourd'hui le carnaval allemand. Il est devenu tellement connu que J. F. Kennedy, quand il est venu à Cologne, le 23 juin 1963, disait "Kölle Alaaf " pour dire bonjour aux habitants.

Le maire donne la clé de la ville au prince et à la princesse du carnaval ainsi qu'à ses fous qui vont régner les cinq prochains jours sur la ville : Cet événement fait, chaque année, l'ouverture du journal télévisé de 20 heures, tellement c'est important. On appelle la période entre le 11 novembre et la fin février "La cinquième saison".

 

 

Les associations contribuent énormément à la préparation du carnaval. Vous savez, les Allemands adorent les associations, c'est le pays avec le plus d'associations en Europe, on s'organise, on crée une structure, on élit un président, un trésorier...

Même les loisirs sont organisés en Allemagne. On adore cela. Pour le carnaval, il y en a des milliers qui commencent à partir d'aujourd'hui à préparer les costumes, souvent magnifiques, inspirés par l'occupation française.

Ce sont souvent des costumes militaires et, pour se moquer des Français, on marche avec un fusil en bois avec des roses dans le canon. Jusqu'en février, les séances de carnaval (ce sont des fêtes déguisées) se succèdent dans les maisons des associations. On chante, on monte des spectacles, on danse et on prépare les "discours moqueurs" qui se moquent des P-DG ou hommes politiques. Ces discours seront tenus en février par les soi-disant fous, qui seront, comme le veut la tradition, déguisés, protéger car méconnaissables.

En février, c'est le délire, les gens sont déchaînés. Qu'il fasse froid, qu'il pleuve, tout le monde est dans la rue, déguisé ou non, pour faire la fête. Pendant une semaine, les magasins et les écoles sont fermés.

Le jeudi, les femmes ont le droit de tout faire : elles coupent les cravates, embrassent l'homme de leur choix...

Lundi de carnaval est la journée des parades, mardi-gras, les grandes fêtes, et mercredi, tout est terminé. On se met des cendres sur la tête pour se nettoyer des péchés et on commence à jeûner. Dans d'autres régions, on lave son portefeuille pour qu'il se remplisse le plus vite possible après ce moment dépensier.

C'est le carnaval comme on le fête depuis 1823, depuis la fin de l'occupation française en Rhénanie. Bien évidemment, la tradition existe depuis plus longtemps, il remonte au XIIIe siècle. A cette époque, on voulait profiter de la vie, bien manger et boire, avant les quarante jours de jeûne, jusqu'à Pâques. Le nom "carnaval" vient de là : "Carne Vale " : adieu la viande.

 

Un peu de plus a lire ici :

http://www.guichetdusavoir.org/ipb/index.php?showtopic=27360

 

 



Article ajouté le 2008-11-10 , consulté 1 fois

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